Selon des recherches réalisées par une équipe américaine de la New York University School of Medicine, les enfants en surpoids accueillent des niveaux plus élevés de bisphénol S (BPS) et de bisphénol F (BPF) que les enfants de poids normal.

Selon des recherches réalisées par une équipe américaine de la New York University School of Medicine, les enfants en surpoids accueillent des niveaux plus élevés de bisphénol S (BPS) et de bisphénol F (BPF) que les enfants de poids normal.

Depuis plusieurs années, des études sur les animaux ont établi un lien entre l’obésité – et d’autres problèmes de santé – et l’exposition au bisphénol A (BPA). On retrouve notamment cet ingrédient commun dans de nombreux plastiques clairs et durs, ainsi que dans les résines qui tapissent les boîtes de conserve. Les préoccupations au sujet des répercussions sur la santé du BPA ont amené les fabricants à commencer à éliminer progressivement le produit chimique dans les produits qui entreprennent un contact avec les aliments et les boissons.
Une nouvelle étude réalisée par Melanie Jacobson, qui travaille à la New York University School of Medicine, vient de mettre en évidence l’impact du bisphénol chez les enfants et les adolescents. Ces recherchent suggèrent que certains substituts de BPA peuvent favoriser la prise de poids. Ainsi, les substituts – BPS (bisphénol S) et BPF (bisphénol F) – sont maintenant utilisés comme doublure dans certaines boîtes d’aliments en aluminium. On les trouve aussi dans le papier utilisé pour imprimer les reçus de caisse enregistreuse.
Pour le groupe de chercheurs américains, le risque que ces produits chimiques soient obésogènes ne fait pas de doute. Il a d’ailleurs publié ses conclusions l’été dernier dans le Journal of the Endocrine Society.



Certains polluants agissent comme des hormones

« Ce n’est pas surprenant », commente Bruce Blumberg à propos des nouvelles conclusions. Des recherches antérieures avaient établi un lien entre le BPA et l’obésité chez les enfants et les adultes. Biologiste cellulaire, Bruce Blumberg étudie les obésités à l’Université de Californie à Irvine. Il note que la structure ou la forme d’un produit chimique détermine son état. Et les structures chimiques du BPS et du BPF, note-t-il, ressemblent beaucoup à celle du BPA.
L’exposition à cèdes produits chimiques « nous rend plus susceptibles de grossir que nous ne le serions autrement », dit Blumberg. Des études sur les rongeurs, note-t-il, montrent que le BPA grossit les cellules adipeuses. Cela peut encourager le corps à stocker plus d’énergie alimentaire sous forme de graisse.

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