Selon une étude conduite par des chercheurs de l’Hôpital général de Chongqing en Chine, des mutations dans le gène MC4R (récepteur de la mélanocortine) seraient associées à un risque plus élevé d’obésité, y compris chez des individus ayant un mode de vie sain.

Selon une étude conduite par des chercheurs de l’Hôpital général de Chongqing en Chine, des mutations dans le gène MC4R (récepteur de la mélanocortine) seraient associées à un risque plus élevé d’obésité, y compris chez des individus ayant un mode de vie sain.

Face à l’obésité, la recherche progresse. En Chine, des chercheurs de l’hôpital général de Chongqing viennent de réaliser une méta-analyse (1). Celle-ci révèle qu’une mutation spécifique dans le gène du récepteur de la mélanocortine-4 (MCR4) est associée à un risque plus élevé d’obésité.
L’étude titrée « Association entre MCR4 génétique et obésité », a été publiée dans la revue Gène.
Si l’alimentation et l’inactivité physique sont souvent considérés comme des facteurs importants dans le développement et la progression de l’obésité, certaines personnes deviennent obèses en dépit de modes de vie sains. Dans ces cas, la génétique joue un rôle majeur.
Selon les scientifiques chinois, des mutations dans le gène MC4R (qui est responsable de la régulation du poids et de la faim), et sa voie cellulaire associée, sont liés à l’obésité. Cette voie est impliquée dans la régulation de l’appétit, le contrôle des sensations de la faim et la satiété.
Un changement dans un seul nucléotide (les éléments constitutifs de l’ADN) dans le gène MC4R, connu sous le nom de rs17782313, a été associé à l’obésité.



Plus de 6 000 cas étudiés

Pour mieux évaluer la relation entre la variante du gène et l’obésité, des chercheurs de l’Hôpital général de Chongqing en Chine ont effectué une méta-analyse en cherchant de la documentation dans quatre bases de données en ligne. Six études ont été jugées admissibles, portant sur un total de 3 133 personnes obèses et 3 123 participants ayant un poids normal.
Les chercheurs ont utilisé cinq modèles statistiques différents pour aider à évaluer si un allèle particulier (c’est-à-dire chacune des versions possibles d’un même gène ou copie génétique) contribue à un risque plus élevé de maladie. Chaque personne hérite de deux allèles d’un gène donné, l’un de la mère et l’autre du père.



Une altération dans les deux copies du gène MC4R

Les chercheurs ont constaté que l’allèle B de MC4R – rs17782313 – était significativement associé à l’obésité dans quatre modèles statistiques.
Une personne avec un allèle portant la variante rs17782313 est 1,32 à 1,92 fois plus susceptible d’être obèse qu’une personne avec la version normale de copie de gène (allèle A).
Les personnes atteintes de cette altération génétique dans les deux copies du gène MC4R ont montré une probabilité encore plus grande de devenir obèses, car ils étaient 2,3 fois plus sensibles à l’obésité que ceux avec un MC4R inchangé.
Selon les scientifiques, « davantage d’études et de recherches sur les mécanismes sont nécessaires pour aider les personnes atteintes d’allèle mutant. »

(1) Les méta-analyses sont des évaluations statistiques combinant les résultats de plusieurs études sur un sujet donné.

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