Dans un reportage publié le 8 novembre, le journal La Charente libre raconte la vie difficile de deux enfants victimes de harcèlement à l’école et comment il est difficile de rebondir. Aujourd’hui âgé de 20 ans, Hugo raconte comment on lui a volé son enfance.

Dans un reportage publié le 8 novembre, le journal La Charente Libre raconte la vie difficile de deux enfants victimes de harcèlement à l’école et comment il est difficile de rebondir. Aujourd’hui âgé de 20 ans, Hugo raconte comment on lui a volé son enfance.

Le harcèlement a commencé très jeune, à 6 ans, en CP. Comme il savait déjà lire et louchait d’un oeil, on a donné à Hugo des surnoms comme « le bigleux », « le binoclard » ou encore « l’intello de service ». « La nourriture est alors devenue un refuge, une carapace. Je suis devenu le gros de service », raconte le jeune homme qui habite à Lyon. Au collège s’est ajoutée une dimension « physique » : coups, bousculades, bagarres. À partir de la quatrième, il y a eu le cyberharcèlement.
« Lors d’un voyage scolaire en Espagne, je ronflais en dormant dans le car et on m’a filmé sans que je le sache. La vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux, la catastrophe », se rappelle-t-il. Ses parents ont alors déposé une main courante. Puis Hugo a déménagé, à une trentaine de kilomètres. « On n’est pas partis assez loin, les élèves de la nouvelle école avaient vu la vidéo. C’était reparti pour un tour », ajoute-t-il.
Une fois au lycée, le harcèlement a pris une tournure plus insidieuse. Hugo a tenu jusqu’en milieu de Première S, puis a été déscolarisé pour être accueilli dans un centre médical. Il était alors en obésité morbide: 115 kilos pour 1,69 m. « A la fois une forme de suicide et aussi d’alerte », résume le jeune homme.

Pour lire la suite : Cliquez ici