De nouvelles données incitent à évaluer le risque de diabète en cherchant notamment à prévenir le surpoids et l’obésité dès le début de l'enfance. Un sujet important abordé par des chercheurs américains qui estiment que la durée de l’obésité est un facteur majeur de diabète.

De nouvelles données incitent à évaluer le risque de diabète en cherchant notamment à prévenir le surpoids et l’obésité dès le début de l’enfance. Un sujet important abordé par des chercheurs américains qui estiment que la durée de l’obésité est un facteur majeur de diabète.

Et si la durée de la période d’obésité créait aussi le risque de développer un diabète ? Selon une étude menée par une équipe américaine de l’Indiana University, à Bloomington, la durée cumulée d’atteinte ou d’exposition à l’obésité pourrait être au moins aussi importante que sa sévérité, en termes de risque de diabète de type 2.
Ces nouvelles informations – présentées dans la revue Diabetologia – incitent à évaluer le risque de diabète sous une perspective bien différente, en cherchant notamment à prévenir le surpoids et l’obésité dès le début de l’enfance. Car si l’obésité est un facteur de risque bien établi de diabète de type 2, on connaît mal la relation entre l’âge d’apparition de l’obésité, la durée cumulée d’exposition et le risque de diabète, en particulier chez les jeunes adultes.



Chaque dix ans, le risque de diabète augmente de 25 %

Dans l’enquête conduite par les chercheurs américains, les données de 11 192 femmes, âgées de 18 à 23 ans, ont été analysées chaque trois ans sur une durée globale d’environ seize ans. L’objectif étant de pouvoir identifier les trajectoires d’indice de masse corporelle (IMC) au cours du début de l’âge adulte et de les rapprocher des taux d’incidence du diabète.
Première conclusion : pour chaque dizaine d’années supplémentaire de vie avec l’obésité, le risque de diabète augmente de 25%.
Six trajectoires d’IMC distinctes ont été identifiées, associées à différents niveaux d’IMC de départ et différents taux de progression de l’obésité. En conclusion, un IMC plus élevé au départ s’avère associé à un risque accru de diabète.
Pour les chercheurs, l’augmentation de l’âge du début de l’obésité est associée à un risque plus faible de diabète, avec un risque 13% plus faible de développer le diabète par année « de retard » d’apparition de l’obésité.
Autre constatation : un nombre plus élevé d’années d’obésité est associé à un risque accru de développer un diabète.
Chez les 94% de femmes non obèses au départ de l’étude, les chercheurs constatent que les femmes devenues obèses pendant le suivi ont un risque trois fois plus élevé de diabète que les femmes non obèses.



IMC élevé au départ et prise de poids

Si le nombre d’années d’obésité est inférieur à dix ans, le risque de diabète est multiplié par deux. Si le nombre d’années d’obésité est compris entre 10 et 30 ans, alors le risque de diabète est multiplié par trois. Enfin, si le nombre d’années d’obésité est supérieur à 30 ans, alors le risque de diabète est multiplié par six.
Enfin, les femmes – qui avaient un IMC élevé au départ et ont continué à prendre du poids rapidement – ont un risque multiplié par dix de développer un diabète face aux femmes de poids normal et dont le poids est resté stable.
Les chercheurs ont remarqué également que les femmes en surpoids au départ, et qui ont pris du poids rapidement, ont un risque multiplié par cinq de développer un diabète face aux femmes de poids normal et dont le poids est resté stable.

Pour en savoir plus : Cliquez ici