Les jeunes femmes atteintes d’obésité et d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ont un plus grand nombre de bactéries intestinales "malsaines" dans leur organisme que celles ne connaissant pas ces soucis de santé. Selon une équipe du Colorado, le microbiote intestinal jouerait un rôle dans le développement de cette maladie hormonale.

Les jeunes femmes atteintes d’obésité et d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ont un plus grand nombre de bactéries intestinales «malsaines» dans leur organisme que celles ne connaissant pas ces soucis de santé. Selon une équipe du Colorado, le microbiote intestinal jouerait un rôle dans le développement de cette maladie hormonale.

L’équipe de l’hôpital pour enfants du Colorado a suivi 58 adolescentes en surpoids. Les analyses ont permis de découvrir que celles qui souffraient d’un syndrome des ovaires polykystiques avaient plus de bactéries «malsaines» dans leurs selles.
Par ailleurs, ce microbiote altéré est lié à des concentrations plus élevées de testostérone et des marqueurs de complications métaboliques comme une pression artérielle plus élevée, une inflammation du foie et des triglycérides plasmatiques.
Or, comme le précisent les chercheurs, une des caractéristiques du syndrome des ovaires polykystiques est justement un niveau élevé de testostérone dans le sang.
L’auteure principale de ces travaux, Mélanie Cree de l’Hôpital pour enfants du Colorado confirme : «Nous avons constaté que chez les jeunes femmes atteintes de SOPK et d’obésité, le profil bactérien (microbiome) des selles a plus de bactéries malsaines par rapport aux adolescents sans SOPK».
Face à cette découverte, elle ajoute que «le microbiome intestinal peut jouer un rôle dans ce trouble hormonal et les complications métaboliques associées. Ces changements peuvent être observés chez les adolescentes qui sont au début de la maladie».

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