Une étude canadienne suggère de prendre en compte d’autres facteurs plutôt qu’uniquement l’indice de masse corporelle pour évaluer l’obésité d’un enfant.

Une étude canadienne suggère de prendre en compte d’autres facteurs plutôt qu’uniquement l’indice de masse corporelle pour évaluer l’obésité d’un enfant.

L’IMC est de plus en plus contestée. Un enfant à l’IMC « normal » n’est souvent pas considéré comme obèse alors qu’il devrait l’être par ses autres problèmes de santé. Consciente de l’imperfection de l’IMC pour diagnostiquer une obésité infantile, une équipe de recherche canadienne s’est penchée sur les marqueurs de cette obésité. « Si vous utilisez uniquement l’IMC pour identifier les jeunes qui ont le plus besoin de soins, vous présumez que les enfants dont l’IMC est plus faible seraient les moins susceptibles d’avoir des problèmes de santé mentale ou des problèmes métaboliques, mais nos résultats suggèrent que cela n’est pas vrai. Cette étude suggère que l’utilisation d’un système de stadification clinique, qui évalue la santé de l’enfant et pas seulement l’IMC, est probablement la meilleure approche », résume Katherine Morrison, auteure principale de l’étude et professeure au sein du département de pédiatrie de l’Université McMaster (Canada).
Selon cette l’étude que la Ligue contre l’obésité a déjà évoqué en avril dernier (cliquez ici pour lire notre article) d’autres problèmes de santé, comme l’hypertension, le prédiabète ou encore la stéatose hépatique non alcoolique (plus connue sous le nom de maladie du foie gras ou NASH), ne sont que légèrement plus fréquents chez les enfants présentant une obésité sévère que chez ceux présentant une obésité moins importante. Pourtant, les deux tiers des enfants canadiens inscrits à des programmes de gestion du poids sont diagnostiqués comme atteints d’obésité sévère uniquement sur la base de leur IMC.
Publiée dans la revue Thne Lancet Child & Adolescent Healt, cette enquête a été menée auprès de 847 enfants présentant une obésité et suivis dans le cadre de programmes de gestion du poids. En plus de l’obésité, 90% des enfants de l’étude présentaient des problèmes de santé mentale (anxiété), 85% avaient des soucis métaboliques (maladie du foie gras et dyslipidémie) et 65% des problèmes sociaux.