Pour tenter d’enrayer l’épidémie d’obésité, l’équipe de recherches de TargEDys, une entreprise de recherches en biotechnologie, a mis au point un complément alimentaire capable de réguler l’appétit grâce au microbiome.

Pour tenter d’enrayer l’épidémie d’obésité, l’équipe de recherches de TargEDys, une entreprise de recherches en biotechnologie, a mis au point un complément alimentaire capable de réguler l’appétit grâce au microbiome.

On le sait : les micro-organismes qui composent le système intestinal (bactéries, champignons, virus) sont les garants de notre immunité et notre bonne santé. Pierre Déchelotte et Sergueï Fetisso, professeurs et co-fondateurs de la start-up TargEDys estiment même que certaines bactéries permettraient de lutter contre l’obésité.
Dans le documentaire « Super Size me » sorti au début des années 2000, Morgan Spurlock se lançait le défi (un peu) fou de se nourrir exclusivement de malbouffe matin, midi et soir. En à peine un mois, le réalisateur avait pris 11 kilos et présentait un bilan de santé alarmant. Que l’alimentation joue sur le poids n’a rien de révolutionnaire, mais il s’avère qu’elle influe également sur l’état du microbiome.
C’est en tout cas ce que laisse apparaître une étude menée sur des Africains soumis à un régime américain, c’est-à-dire faible en fibre et saturé en graisse. En quelques semaines à peine, de nouvelles bactéries stockant les graisses sont apparues dans leurs microbiomes. En effet, ces derniers évoluent en fonction de l’environnement, de l’alimentation et de l’état de santé des individus.
À l’image de l’ADN, chaque microbiome est unique. Pourtant, des corrélations ont été établies entre certains individus. Par exemple, les personnes atteintes d’obésité présentent très peu de bactéries Hafnia Alvéi 4597, capables de réguler l’appétit. C’est pourquoi le sentiment de satiété arrive plus lentement chez elles.



Du zinc, du chrome…

Il aura fallu plus de quinze ans aux professeurs Déchelotte, Fetissov et aux équipes du laboratoire de l’Inserm pour réussir à décrypter certains secrets du microbiome humain. Parmi ces mystères, ils découvrent que la fameuse bactérie agit par mimétisme, comme les hormones de satiété. En effet, Hafnia Alvéi 4597 produit une protéine, ClpB, qui agit à trois niveaux sur le corps comme l’explique le professeur Déchelotte : « Elle stimule directement des cellules endocrines pour produire d’autres hormones impliquées dans le mécanisme de la satiété, elle active des neurones qui véhiculent un signal de satiété jusqu’au cerveau et accède à l’hypothalamus où se trouve le système de satiété ».
Des études menées sur des rats et des souris obèses, ayant reçu une faible dose de cette protéine, attestent d’une réduction des portions mangées.
En se basant sur ces recherches, l’équipe de TargEDys a développé un complément alimentaire composé de cette bactérie, de zinc et de chrome, reconnus pour leur impact sur le diabète. Contrairement à la pléïade de produits de ce type qui promettent un amaigrissement éclair, Grégory Lambert, PDG de TargEDys, préfère se focaliser sur le rééquilibrage alimentaire.

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