Dessinatrice de presse, Louison aime "croquer" les gens. Dans son dernier livre, elle croque du gras. Son scénario ? Celui qui nous obsède à la veille des beaux jours : dans trois mois la plage ! Trois mois pour tout perdre.

Dans « La guerre du gras n’aura pas lieu », l’héroïne entame un dialogue hilarant avec sa paire de fesses… surnommé Jean-Claude. Qui gagnera ? De l’humour pour un destin en dessins.

Dessinatrice de presse, Louison aime « croquer » les gens. Dans son dernier livre, elle croque du gras. Son scénario ? Celui qui nous obsède à la veille des beaux jours : dans trois mois la plage ! Trois mois pour tout perdre. Trois mois, pour tenter cette cure miraculeuse à base de raisins qui fait perdre 8 kilos et la raison, en seulement dix jours. Trois mois pour affronter une dernière fois ce regard méprisant d’une vendeuse quand on demande la taille du dessus. Trois mois pour vivre une dernière fois l’humiliation de ce garçon rencontré sur une appli de rencontre et qui « vous voyait moins grosse sur la photo de profil ». Trois mois pour oublier tout ça. Ou peut-être trois mois pour décider de s’en foutre.
Du coup, Louison signe avec « La guerre du gras n’aura pas lieu » et raconte le destin d’une femme qui mène une guerre effrénée face à sa balance. Son but : trouver une solution rapide et durable avant l’épreuve fatidique de la plage et du bikini. C’est donc parti pour une saison en enfer… pour faire maigrir Jean-Claude, petit nom donné à sa paire de fesses avec qui notre héroïne converse allègrement. Drôle, nerveuse, authentique, introspective… la bande dessinée multiplie les situations et se lit d’un seul trait. Avec une morale heureuse : il est plus que temps de réapprendre à s’aimer, à se regarder et à avancer tranquillement dans une société déjà, bien assez compliquée.
La guerre du gras n’aura pas lieu, éditions Marabulles, 136 pages, 14,90 €.