Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde souffrent d’obésité. En 2030, plus de 3,3 milliards de personnes pourraient être concernées. Les pays de l’OCDE consacrent 8,4 % de leur budget de santé au traitement de la maladie obésité et des pathologies associées.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, plus de 1,5 milliard de personnes dans le monde souffrent d’obésité. En 2030, plus de 3,3 milliards de personnes pourraient être concernées. Les pays de l’OCDE consacrent 8,4 % de leur budget de santé au traitement de la maladie obésité et des pathologies associées.

S’attaquer enfin à la maladie obésité pour réduire les coûts de santé. C’est le défi auxquels sont désormais confrontés tous les pays tant l’épidémie prend des proportions d’une ampleur inégalée. La preuve par les chiffres : dans 34 des 36 États membres de l’OCDE, plus de la moitié de la population est en situation de surpoids en 2019. La proportion d’adultes présentant une surcharge pondérale sévère dans les pays de l’OCDE est passée de 21 %, en 2010, à 24 % en 2016, soit 50 millions d’obèses supplémentaires.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’obésité est d’autant plus dangereuse qu’elle frappe les personnes dès l’enfance. Les conséquences sont d’ordre sanitaire mais aussi scolaire. Les enfants obèses accumulent le plus d’absence, sont moins enclins à poursuivre leurs études dans le supérieur. Ils connaissent un taux d’échec plus important et un taux de décrochage (enfants abandonnant l’école) plus élevé que la moyenne. Ils sont confrontés à d’importants problèmes psychologiques. Ils ont aussi trois fois plus de risques d’être victimes de harcèlement scolaire, ce qui n’est pas sans lien avec leurs problèmes scolaires. La difficulté est marquée pour les garçons qui sont de plus en plus jugés par leurs pairs sur leurs résultats en sport et sur la capacité à s’imposer en société.



L’obésité, marqueur social

Dans les 28 pays de l’Union européenne, les personnes aux revenus modestes ont une probabilité d’être obèses supérieure à celle des personnes aisées, de 90 % chez les femmes et 50 % chez les hommes, ce qui fait de l’obésité un marqueur d’inégalités.
Les personnes souffrant d’une maladie chronique liée à l’obésité, sinon plusieurs, voient leurs chances d’avoir un emploi l’année suivante réduites de 8 %.
Les adultes obèses, quant à eux, s’exposent à un risque accru de développer une comorbidité, comme le diabète, et de mourir prématurément. Leur absentéisme est plus élevé tout comme leur consommation de psychotropes. Les personnes obèses ont une probabilité d’être absentes jusqu’à 3,4, selon l’OCDE, plus importante que la moyenne de la population active.
Les pays de l’OCDE consacrent 8,4 % de leur budget de santé au traitement des maladies associées à l’obésité. Cela équivaut à près de 311 milliards de dollars soit 209 dollars par habitant et par an.
L’obésité est responsable de 70 % de l’ensemble des dépenses engagées pour soigner le diabète, 23% dans le cas des maladies cardiovasculaires et de 9 % en ce qui concerne le cancer.



En France, 20 % de la population concernée

En France, un adulte sur cinq est obèse. Chez nous comme dans les autres pays de l’OCDE, les problèmes de surpoids sont un marqueur social. Ils se rencontrent essentiellement parmi les catégories sociales modestes, dans les banlieues des grandes agglomérations et en milieu rural.
La perte d’espérance de vie liée à la surcharge pondérale est de 2,3 ans. Le surpoids obérerait le PIB national de 2,7 points. Depuis une dizaine d’années, à travers des taxes et des messages ciblés, les autorités françaises ont engagé des actions de lutte contre l’obésité. Malheureusement, elles ne concernent que la question de l’alimentation dont l’approche est bien trop réductrice pour lutter contre la maladie.

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