Une équipe de l’Institut de pharmacologie de Toulouse a identifié des vésicules "tout-en-un" sécrétées par les cellules graisseuses. Elles communiqueraient avec les cellules cancéreuses, favorisant l’agressivité des tumeurs.

Une équipe de l’Institut de pharmacologie de Toulouse a identifié des vésicules « tout-en-un » sécrétées par les cellules graisseuses. Elles communiqueraient avec les cellules cancéreuses, favorisant l’agressivité des tumeurs.

L’obésité figure parmi les principales causes de cancer évitables, après le tabagisme et l’alcool, et est à l’origine de cancers agressifs. Pour les chercheurs, il est de plus en plus évident que les signaux émanant des cellules graisseuses elles-mêmes sont en partie responsables de ce phénomène. En effet, celles-ci communiquent avec les cellules cancéreuses, favorisant l’agressivité des tumeurs.

Une équipe de recherche de Institut de pharmacologie et de biologie structurale (IPBS, CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) met en évidence dans le mélanome (cancer de la peau) le rôle pivot joué par des vésicules produites et libérées par les cellules graisseuses. Ces vésicules contiennent le carburant et la machinerie nécessaires à la production d’énergie dans les tumeurs, permettant d’expliquer le rôle de l’obésité dans le cancer de la peau.

Ces travaux ont été publiés en ligne dans la revue The EMBO Journal le 10 janvier 2020.

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