La Russie veut se mettre au diapason japonais

Depuis 2008, les entreprises et les administrations japonaises ont pour obligation de mesurer le tour de taille de leurs employés âgés de 40 à 74 ans : un maximum de 85 centimètres pour les hommes et de 90 cm pour les femmes. Il s’agit essentiellement de combattre ce qu’on appelle le syndrome métabolique, qui se traduit par une obésité au niveau du ventre, qui touche surtout les hommes. Ces mesures sont organisées dans le cadre de visites médicales annuelles. Or l’expérience japonaise est en passe de faire des émules puisque la Russie trouve ce modèle particulièrement intéressant. Au point que le gardien de la Santé et des droits des consommateurs de la Russie envisage de reproduire l’expérience du Japon. « Nous avons étudié très attentivement la situation des pays avec l’espérance de vie la plus élevée », explique le gouvernement russe qui a nié qu’une amende soit envisagée si le tour de taille maximum n’est pas respectée.


Obésité, dénutrition et climat, même combat

Un collège d’experts, réuni en collectif par la revue médicale britannique The Lancet, estime qu’il faut combattre de façon globale l’obésité, la dénutrition et le changement climatique qui menacent l’humanité. Selon ces spécialistes, les multinationales de l’alimentaire doivent être encadrées comme l’ont été celles du tabac. Parce qu’obésité, sous alimentation et changement climatique sont des maux « avec des moteurs communs » selon ces experts qui fustigent « de puissants intérêts commerciaux, une réponse politique insuffisante et un manque de mobilisation de la société civile. » Ces spécialistes signent un document au ton engagé suite à une première étude consacrée au lien entre alimentation et environnement, qui préconisait déjà de diviser par deux la consommation mondiale de viande rouge et de sucre, et de doubler celle de fruits, légumes et noix.