L’AFERO (Association française d’étude et de recherche sur l’obésité), le GCC-CSO (Coordination nationale des centres spécialisés de l’obésité) et le réseau FORCE (French obesity center of excellence) diffusent régulièrement, à destination des praticiens, des informations et recommandations spécifiques concernant l’obésité et l’infection à COVID-19.

L’AFERO (Association française d’étude et de recherche sur l’obésité), le GCC-CSO (Coordination nationale des centres spécialisés de l’obésité) et le réseau FORCE (French obesity center of excellence) diffusent régulièrement, à destination des praticiens, des informations et recommandations spécifiques concernant l’obésité et l’infection à COVID-19.

Les spécialistes français de l’obésité se mobilisent et partagent leurs connaissances concernant le COVID-19 et l’obésité. Dans un communiqué publié en début de semaine sur son site internet, l’AFERO (Association française d’étude et de recherche sur l’obésité), indique qu’ « à ce jour, il n’y a pas de données démontrant que l’infection à COVID-19 touche davantage les personnes porteuses d’une obésité que les autres ».
En revanche, poursuit-elle, « le risque de forme grave (syndrome de détresse respiratoire aigu SDRA) serait augmenté par la présence d’une obésité de grade 3 (IMC > 40 kg/m2) ».
Cette information émane du rapport du Haut conseil de la santé publique qui classe, dans les populations à risque, les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40 kg/m2) par analogie avec la grippe A(H1N1)09 ( Cliquez ici )

La question de la prise en charge

En ce qui concerne l’âge des patients, l’AFERO indique dans son communiqué que le critère d’âge supérieur à 70 ans est surtout un facteur de risque de mortalité puisque le 21 mars 2020 en France, 50 % des patients en réanimation pour une infection à COVID-19 avait moins de 60 ans.
Pour l’AFERO, la situation d’obésité, quel que soit l’IMC, peut être associée à une ou plusieurs comorbidités qui sont répertoriées comme étant des facteurs de risque de formes graves dans le rapport du HCSP.
En ce qui concerne la prise en charge en réanimation des personnes en situation d’obésité quelle que soit la pathologie, l’AFERO précise que cela pose des problèmes spécifiques, notamment pour l’intubation, les voies d’accès, le dosage des médicaments et le nursing.

Les mesures de prévention

En terme de prévention, le communiqué de l’AFERO invite à respecter avec rigueur toutes les mesures barrières et de confinement s’appliquant à toute la population. « Ces mesures doivent être strictement suivies par les personnes présentant une obésité ainsi que par leur entourage proche ».
Concernant la prise en charge des personnes obèses suspectes d’infection à COVID- 19, celle-ci est, à ce jour, la même que pour la population générale.
En conclusion, l’AFERO indique qu’ « il n’y a actuellement pas de données sur l’influence d’une perte de poids récente (par exemple après chirurgie bariatrique) sur la gravité de l’infection à COVID-19 ». Et l’AFERO de rappeler que «les personnes opérées de chirurgie bariatrique doivent continuer leur suivi (en télé consultation ou par téléphone) et prendre leur supplémentation nutritionnelle habituelle afin d’éviter une carence vitaminique ou une dénutrition protéique ».
Enfin, l’AFERO évoque la prochaine publication de recommandations européennes et américaines concernant l’obésité et l’infection à COVID-19. « Comme vous le savez, ces informations et recommandations peuvent évoluer rapidement et seront régulièrement actualisées sur nos sites internet. En effet, les données concernant les risques liés au COVID-19 pour les personnes en situation d’obésité sont peu nombreuses actuellement », conclut l’AFERO.

Pour en savoir plus : Cliquez ici et ici