La recherche : estime de soi, traumatisme, cancer et puberté.

Estime de soi

Se reprocher à tort son poids mène au surpoids. C’est le constat de l’étude menée par le Florida State University college of Medicine sur quelque 6 500 adolescents âgés en moyenne de 16 ans et comptant 58% de filles.
Douze ans après leur premier témoignage, l’enquête démontre que les adolescents qui ont eu une mauvaise représentation de leur poids à 16 ans en se trouvant trop gros ont un risque plus élevé d’être obèses par rapport à ceux qui n’ont pas une telle représentation.
Comprendre : l’estime de soi joue un grand rôle dans le comportement alimentaire et l’auto-stigmatisation par rapport au poids constitue un indicateur puissant du développement de l’obésité.


Traumatismes

Si la génétique, des maladies, des médicaments ou un dérèglement hormonal jouent sur la prise de poids, les traumatismes passés peuvent aussi en être à l’origine. De récentes études ont mis en évidence le lien entre obésité et abus sexuels, notamment durant l’enfance. Les individus ayant subi des attouchements ou une agression sexuelle sont ainsi surreprésentés chez les personnes obèses.
Avoir subi une agression à caractère sexuel augmente le risque de développer un trouble du comportement alimentaire. Comme souvent, la nourriture sert à faire taire la souffrance, à masquer la douleur, la honte et à compenser la tristesse.
(source : ma-grande-taille.com)


Cancer

L’obésité et l’alcool ont été déterminés comme deux facteurs principaux qui pourraient provoquer le cancer du sein. Des scientifiques australiens, qui ont publié leur étude dans la revue International Journal of Cancer, ont mené une étude auprès de 200 000 femmes. Ils ont découvert que l’obésité pourrait devenir dans le futur la cause de la plupart des cancers du sein, notamment dans la décennie à venir.


Puberté

Une équipe de chercheurs de l’Université de Santiago au Chili a examiné les effets de l’obésité sur 527 garçons. Ils ont constaté que l’obésité globale et l’excès de graisse du ventre peuvent tous deux déclencher la puberté précoce dans certains cas, dès l’âge de 9 ans.
« Avec l’augmentation de l’obésité infantile dans le monde, il y a eu une avancée de l’âge de la puberté chez les filles, commente le docteur Maria Veronica Mericq. Cependant, chez les garçons, la preuve a été longtemps controversée. »
Les données utilisées par l’université chilienne recoupent le poids des garçons, la taille, la circonférence du tour de taille, le score de l’Indice de masse corporelle (IMC) et certains signes de puberté. Les chercheurs se sont également appuyés sur des mesures au-delà de l’IMC, celui-ci ne pouvant distinguer le poids dû au muscle ou à la graisse (lire notre dossier ci-dessus)