Emotion

Le fait d’être obligé de manger pour pouvoir faire face à ses sentiments négatifs peut favoriser l’embonpoint et l’obésité. Un concept psychologique peut aider à expliquer cette différence dans la gestion émotionnelle des individus : la théorie de l’attachement adulte. En fonction du degré qu’atteint leur peur d’être abandonnés par ceux qu’ils aiment, les adultes se situent plus ou moins haut sur l’échelle de l’anxiété d’attachement. C’est une récente méta-analyse (étude regroupant les résultats de nombreuses autres études, publication Appetite aux éditions Elsevier) qui tend à démontrer que plus l’anxiété d’attachement d’une personne est élevée, plus elle adopte des comportements alimentaires malsains.


Ecran

Les pré-adolescents qui utilisent un téléphone portable ou regardent la télévision dans le noir une heure avant de se coucher courent le risque d’un manque de sommeil. L’étude réalisée par les chercheurs de l’Imperial College de Londres, plusieurs universités britanniques et l’Institut suisse de santé tropicale de Bâle (Suisse) démontre que l’utilisation nocturne des téléphones, tablettes et ordinateurs portables est systématiquement associée à une mauvaise qualité du sommeil et une mauvaise qualité de vie. Un sommeil insuffisant est également associé à des réponses immunitaires altérées, à la dépression, à l’anxiété et à l’obésité chez les enfants et les adolescents.


Etude

Une publication basée sur l’initiative de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) de surveillance de l’obésité infantile vient de recevoir le prix de la recherche 2018 de l’Académie royale de médecine en Irlande. L’article, qui décrypte les variables sociodémographiques des écoliers irlandais, montre que le statut socio-économique de l’école est un déterminant crucial du surpoids et de l’obésité chez les écoliers irlandais, sans lien avec le lieu de l’école. Selon les chercheurs, à l’approche de l’adolescence, les enfants des écoles défavorisées ont besoin d’une attention particulière autour de la prévention et du traitement de l’obésité.


Restaurant

Les portions servies dans les restaurants sont-elles surdimensionnées ? Une étude publiée dans la Revue médicale britannique a mesuré la teneur en énergie d’un échantillon de 223 repas populaires achetés dans 111 restaurants et fast-foods du Brésil, de Chine, de Finlande, du Ghana et d’Inde. La conclusion balaie quelques idées reçues : dans les restaurants dits assis, les consommateurs ne mangent pas seulement de mauvais aliments, ils mangent beaucoup trop en terme de calories. La teneur en énergie des repas de restauration rapide a été jugée plus faible en moyenne (809 kcal) que celle d’un repas servi dans un restaurant traditionnel (1 317 kcal).


Génétique

Des chercheurs de l’université de Cambridge (Royaume-Uni) ont publié dans la revue scientifique PLOS Genetics, une étude selon laquelle la minceur, comme peut l’être l’obésité, est inscrite dans les gènes. Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont étudié le patrimoine génétique de plus de 10 000 personnes. Trois groupes ont été établis : un groupe de participants considérés comme « minces », un groupe de patients qui souffrent d’obésité et un groupe témoin de personnes à l’IMC normal. Les participants ont été invités à répondre à des questions sur leurs habitudes alimentaires. Les scientifiques ont constaté que
« l’héritabilité de la minceur était comparable à celle de l’obésité sévère »
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