Selon les chiffres de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), 2 milliards de personnes étaient considérées en surpoids ou obèses en 2016. Une véritable épidémie aux conséquences sanitaires massives qui coûte de plus en plus cher aux Etats. A deux semaines de la Journée mondiale contre l’obésité (World Obesity Day), l’occasion de un état des lieux financier. Alarmant.

Selon les chiffres de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), 2 milliards de personnes étaient considérées en surpoids ou obèses en 2016. Une véritable épidémie aux conséquences sanitaires massives qui coûte de plus en plus cher aux Etats. A deux semaines de la Journée mondiale contre l’obésité (World Obesity Day), l’occasion d’un état des lieux financier. Alarmant.

Le monde change et l’obésité s’installe dans tous les recoins du globe. Longtemps considéré comme un problème exclusif aux pays à revenu élevé, les données les plus récentes montrent que plus de 70 % des 2 milliards de personnes obèses et en surpoids dans le monde vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.
Face à l’augmentation de l’invalidité, de la mortalité, des coûts des soins de santé et de la baisse de la productivité, « l’obésité est une préoccupation croissante pour tous les pays, quel que soit leur niveau de revenu », indique le rapport de la Banque mondiale qui vient d’’être publié début février.
Selon ce rapport, l’obésité a désormais un impact majeur sur les économies nationales et sur le capital humain en réduisant la productivité et l’espérance de vie. Elle augmente les coûts des incapacités et des soins de santé dans de dangereuses proportions au point que la Banque mondiale prévoit qu’au cours des quinze prochaines années, les coûts de l’obésité s’élèveront à plus de 7 000 milliards de dollars dans les pays en développement. Une situation d’autant plus grave que la situation économique de ces territoires est d’ores et déjà fragile, s’inquiète l’institution.



Coût pour la France : 56 milliards d’euros

Cette « bombe à retardement » représente une « préoccupation croissante pour tous les pays » et un « fardeau énorme et croissant pour la santé publique », s’inquiète la Banque mondiale. L’obésité fragilise de plus en plus les populations et cause la mort de 4 millions d’individus par an, soit 7% de la totalité des décès dans une année, selon l’étude « Global burden of disease ». De plus, on le sait, l’obésité contribue à des maladies graves, causant problèmes cardiovasculaires, diabète et baisse de l’espérance de vie.
En France, selon une étude menée en 2016 par le Cabinet IMS Health, l’impact économique de l’obésité est particulièrement élevé. Le coût de l’obésité et du surpoids représente 2,6 % du PIB français, soit 56 milliards d’euros, avec un coût pour l’Assurance maladie s’élevant à près de 5 milliards d’euros.



Brésil, Etats-Unis, Allemagne, Chine…

A travers le monde, les chiffres sont tout aussi alarmants. Plusieurs estimations rapportent qu’au Brésil, son poids pour les finances publiques devrait passer de 5,8 milliards de dollars en 2010 à 10,1 milliards en 2050.
Aux États-Unis, pays particulièrement frappé par ce phénomène, « les estimations varient de 89 milliards de dollars à 212 milliards », selon la méthodologie étudiée.
En Allemagne, en 2008, les coûts directs entraînés par l’obésité avaient été estimés à 8,64 milliards d’euros, un montant doublé de coûts indirects équivalents, à 8,15 milliards d’euros. « Les deux tiers étaient entraînés par des journées de travail perdues », ajoute le document publié par la Banque mondiale.
En Chine, entre 2000 et 2009, les coûts des soins de santé associés à l’obésité sont passés de 0,5% à plus de 3% des dépenses annuelles.