L’animateur de télévision Magloire et les City@jeunes de Tarnos (Landes) ont créé un court-métrage contre l’intolérance. « Grossophobia », sorti le 20 février dernier, vise à faire prendre conscience de ce que vivent les personnes discriminées au quotidien. Les parlementaires vont le découvrir.

L’animateur de télévision Magloire et les City@jeunes de Tarnos (Landes) ont créé un court-métrage contre l’intolérance. « Grossophobia », sorti le 20 février dernier, vise à faire prendre conscience de ce que vivent les personnes discriminées au quotidien. Les parlementaires vont le découvrir.

Ils sont allés jusqu’au bout. Ce sujet de la grossophobie leur tenait particulièrement à ces jeunes de la commune landaise de Tarnos. Sensibles au sujet, ils avaient d’ailleurs déjà réalisé un clip pour les réseaux sociaux (1). Mais cette fois-ci, avec l’aide précieuse de l’animateur de télévision Magloire, et en collaboration avec la mairie de leur commune, les jeunes de Tarnos ont franchi les portes du cinéma en signant un court-métrage qui est sorti le 20 février dernier.
Ecrit et réalisé par les City@Jeunes – une groupe d’une quinzaine de jeunes tarnosiens – ce film court retrace le quotidien d’une jeune fille victime de harcèlement durant son enfance et son adolescence à cause de son poids.
Motivés par les mêmes objectifs de lutte contre les discriminations, la Ville de Tarnos et les City@jeunes ont décidé de s’engager pour faire s’interroger chacun et chacune, à travers le thème de la grossophobie, sur le regard qu’il et elle porte sur soi-même et sur les autres.



Présenté à l’Assemblée nationale, au Sénat et peut-être dans des classes

« Grossophobia » a pour mission d’alerter car les chiffres sont là : un jeune discriminé a 80% plus de chance de devenir un adulte en surpoids. Pour les jeunes concepteurs, le but de ce film est de faire prendre conscience au maximum de personnes de ce que vivent les personnes discriminées au quotidien. Le court-métrage est tourné de manière subjective : la caméra est le personnage principal, à laquelle les acteurs (les jeunes eux-mêmes, ainsi que des enfants) s’adressent.
Si le tournage a été en partie financé par la Ville de Tarnos, avec le soutien de la CAF des Landes, et par le biais d’une cagnotte en ligne, la bande-son originale a été prise en charge par l’animateur Magloire.
Fruit de plusieurs mois de travail et d’un investissement total de 10 000 €, le court-métrage remporte un joli succès. Il devrait faire le tour des festivals au cours de l’été 2020. Même si sa présentation n’est pas encore assuré au festival de Cannes, le film sera projeté à l’Assemblée nationale puis au Sénat en mai prochain. Il pourrait bien s’inviter dans les salles de classe pour alerter sur cette discrimination encore méconnue.

(1) Clip

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