Des recherches menées par l'Irish Society for Clinical Nutrition and Metabolism (Irlande) révèlent que les personnes atteintes d’obésité sont méprisées par leurs pairs. Pire : un expert estime que le « jugement moral » porté sur les personnes grosses les empêche d'obtenir de l'aide médicale.

Des recherches menées par l’Irish Society for Clinical Nutrition and Metabolism (Irlande) révèlent que les personnes atteintes d’obésité sont méprisées par leurs pairs. Pire : un expert estime que le « jugement moral » porté sur les personnes grosses les empêche d’obtenir de l’aide médicale.

Les personnes souffrant d’obésité font face à de multiples obstacles. Mais lorsque le « jugement moral » de la société est sans appel, le risque est grand de voir réduire les financements publics pour tenter de contrer la maladie.

Selon l’IrSPEN (Irish Society for Clinical Nutrition and Metabolism), 25% des adultes irlandais sont obèses et 25 % sont considérés comme des personnes à risque. Traduction : la maladie obésité est une épidémie qui concerne dans toute la société irlandaise.

Dans une étude récente, l’IrSPEN a identifié un « jugement moral » qui pourrait être un facteur dans le fait que l’Irlande a le plus faible financement par habitant des soins de l’obésité dans l’Union européenne. Le professeur Carel le Roux, porte-parole de l’IrSPEN, a déclaré : « La moitié de la population n’est pas soudainement devenue paresseuse et a perdu sa volonté. Nous avons assisté à un énorme changement vers les emplois sédentaires, le transport automobile et les aliments transformés. Les données médicales montrent que certaines personnes sont beaucoup plus à risque d’obésité que d’autres et cela n’a rien à voir avec la volonté. Nous devons changer et considérer l’obésité comme une maladie médicale que nous devons traiter, à la fois pour améliorer la qualité de vie des patients, mais également pour sauver le système de santé. Car celui-ci est impacté par des coûts énormes du traitement des maladies secondaires tout au long de la vie. »

Le professeur Helen Heneghan, chirurgien consultante à l’hôpital universitaire saint Vincent à Dublin et membre de l’IrSPEN, a déclaré que l’idée répandue « manger moins et bouger plus », qui prétend résoudre l’obésité, n’est pas une réalité.

Pour cette professionnelle de la santé, « les patients, les parents, les enseignants, les médecins, les collègues, les amis de l’école… bref, tout le monde a besoin d’être informé que la maladie obésité relève d’un patrimoine génétique, d’une maladie métabolique, d’un environnement malsain ou des combinaisons de ces facteurs. »

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