Chez les adolescents, le risque d'obésité augmente. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de publier une enquête de santé réalisée en milieu scolaire en 2017 sur 7 200 adolescents de classe de 3e.

Chez les adolescents, le risque d’obésité augmente.

Selon la DREES, 18% des adolescents sont en surcharge pondérale en 2017. Parmi eux, 5,2% sont obèses. Ces proportions étaient respectivement de 17% et 3,8% en 2009 et 15,8% et 3,5% en 2001. Les filles particulièrement touchées.

Chez les adolescents, le risque d’obésité augmente. La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de publier une enquête de santé réalisée en milieu scolaire en 2017 sur 7 200 adolescents de classe de 3e. Elle porte sur la surcharge pondérale, exprimée en indice de masse corporelle (IMC), qui correspond au rapport du poids sur la taille au carré.
Cette étude montre que le surpoids gagne du terrain chez les jeunes. Sur une classe de 30 élèves de 3e, il y a en moyenne 5 jeunes en surpoids, dont 1 à 2 obèses. « En 2017, 18 % des adolescents en classe de troisième sont en surcharge pondérale et 5 % sont obèses, explique le rapport. Entre 2009 et 2017, le surpoids et l’obésité sont en hausse, en particulier pour les filles : de 17 % en 2009 à 20 % en 2017). »



Surcharge pondérale et disparité sociale

Ce phénomène est mondial et touche davantage les classes défavorisées que les milieux aisés. Cette enquête révèle que, parmi les enfants d’ouvriers, un sur quatre est affecté par cette surcharge pondérale alors qu’il n’y en a qu’un sur neuf parmi les enfants des classes aisées. Selon l’enquête de l’administration centrale des ministères sociaux, un ado a deux fois plus de risque d’être en surpoids si ses parents sont ouvriers que s’ils sont cadres : « 24 % des enfants d’ouvriers sont en surcharge pondérale et 8 % sont obèses, contre respectivement 12 % et 3 % des enfants de cadres. » Ce n’est pas tant l’argent qui influe, mais l’environnement de vie.
Pour expliquer ces chiffres, le DREES évoque le temps passé devant les écrans, le manque d’exercice physique, la malbouffe, etc. Des arguments régulièrement mis en avant par les services de l’Etat mais qui sont loin d’expliquer les vraies raisons de l’épidémie qui frappe la planète. Aujourd’hui, les progrès de recherche génétiques et les nombreuses études socio-environnementales réalisées partout dans le monde tendent à démontrer que la suralimentation constitue une conséquence de l’obésité, non une cause.



Le nombre d’obèses a triplé dans le monde

Les conséquences de l’obésité chez les jeunes générations se font également sentir quelques années plus tard. En effet, diabète, maladies cardio-vasculaires, troubles ostéo-articulaires, etc. impactes de manière significative la santé des individus. Au point que l’obésité et le surpoids sont devenus de véritables problèmes de société, en termes de santé publique et d’économie, qui vont bien au-delà des critères purement esthétiques.
L’Organisation des Nations unies alerte régulièrement sur ce danger d’obésité. Entre 1975 et 2018, dans le monde entier, le nombre d’obèses a presque triplé. En 2016, plus de 340 millions d’enfants et d’adolescents âgés de 5 à 19 ans étaient en surpoids ou obèses. Les filles et les garçons sont autant touchés.
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