Face aux pathologies pulmonaires, à l’augmentation du risque d'obésité et de diabète... le collectif « Les chercheurs d’air » lance une campagne « Petits poumons » pour évaluer les concentrations de particules fines dans plusieurs établissements scolaires de la capitale belge.

Face aux pathologies pulmonaires, à l’augmentation du risque d’obésité et de diabète… le collectif « Les chercheurs d’air » lance une campagne « Petits poumons » pour évaluer les concentrations de particules fines dans plusieurs établissements scolaires de la capitale belge.

Que respirent vraiment les écoliers de Bruxelles ? Face à cette interrogation, le collectif citoyen « Les chercheurs d’air » vient de lancer une nouvelle campagne « Petits Poumons » dans treize écoles bruxelloises. Cette initiative vise un double objectif : d’abord mesurer la qualité atmosphérique à l’intérieur et à proximité des écoles participantes, ensuite vulgariser les données récoltées auprès des élèves.
Dans ces établissements scolaires, les élèves mesureront pendant plusieurs mois les concentrations en particules fines (PM2.5). Certaines écoles surveilleront également les concentrations en dioxyde d’azote (NO2).
En parallèle à ces tests, le département Inforsciences de l’Université libre de Bruxelles organisera des ateliers afin que les élèves s’informent sur les sources de la pollution de l’air, apprennent à analyser les données collectées et découvrent les solutions qui existent pour la combattre. Mieux : ces mesures doivent les aider à comprendre les effets de la pollution sur la santé.



Demander des mesures concrètes

Pour le collectif des Chercheurs d’air, les enfants constituent les premières victimes de la pollution de l’air. « En pleine croissance, ils inhalent plus de pollution que les adultes car ils ont un rythme respiratoire plus élevé. De plus, du fait de leur petite taille, ils respirent plus près de certaines sources de pollution telles que les pots d’échappement et s’exposent ainsi à des concentrations plus élevées en polluants », explique le collectif dans un communiqué publié en début de semaine.
Dans la foulée de cette opération, les organisateurs envisagent de demander des mesures concrètes qui concerneront notamment les rues scolaires. Ixelles, Bruxelles et Anderlecht soutiennent d’ores et déjà cette campagne.
Ce vaste programme, qui s’inscrit dans les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), répond à plusieurs études qui démontrent que la pollution a de nombreux effets néfastes sur la santé des enfants : affaiblissement de la fonction pulmonaire, multiplication des cas d’asthme et de bronchite chronique, augmentation du risque d’obésité, de diabète, de troubles neurologiques et de dépression.

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