L’épidémie de coronavirus est particulièrement dangereuse pour certaines catégories de la population comme les personnes âgées et les patients atteints de maladie chronique. Plusieurs médecins font le point dans la presse alors qu’une procédure d’arrêt de travail simplifiée est mise en place pour les personnes vulnérables considérées comme « à risque ».

L’épidémie de coronavirus est particulièrement dangereuse pour certaines catégories de la population comme les personnes âgées et les patients atteints de maladie chronique. Plusieurs médecins font le point dans la presse alors qu’une procédure d’arrêt de travail simplifiée est mise en place pour les personnes vulnérables considérées comme « à risque ».

Restez chez vous ! Le message de confinement doit être respecté pour tenter d’endiguer la propagation du coronavirus. Dans les médias, les pouvoirs publics et les autorités sanitaires ne cessent de répéter les conseils de vigilance et de rappeler les gestes barrières nécessaires.
Parallèlement, dans la presse, les professionnels de santé expliquent les dangers de la contamination pour les populations à risque. Sur Europe 1, le docteur Boris Hansel, diabétologue à l’hôpital Bichat à Paris, a détaillé la situation des personnes diabétiques. Pour lui, « si les diabétiques ne risquent pas plus que les autres de contracter le virus, en revanche, ils ont un risque d’infection sévère plus élevé », explique le praticien. Le diabétologue précise que le risque d’infection sévère et de décès est même multiplié par un chiffre compris « entre deux et trois ».
Pour lui, l’obésité massive est « un facteur de risques à lui seul ». « Les personnes avec un indice de masse corporelle très élevé ont elles aussi une augmentation du risque », indique le diabétologue. Logiquement, les personnes diabétiques, en situation d’obésité de surcroît, sont particulièrement vulnérables.



Un IMC supérieur à 40

En milieu de semaine, le Haut Conseil de la santé publique a clarifié la liste des populations les plus vulnérables. En premier lieu, les personnes âgées. Le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service de maladies infectieuses de l’hôpital Bichat, a indiqué au Figaro que « plus de la moitié des personnes en réanimation ont plus de 60 ans ».
Pour les autorités sanitaires, on le sait, souffrir d’une pathologie chronique augmente également le risque : insuffisance rénale, cardiaque, hypertension artérielle ou autres antécédents cardiovasculaires, déficience immunitaire, cancer, etc.
Selon le Haut Conseil de la santé publique, les personnes obèses – avec indice de masse corporelle supérieur à 40 kilos/m² – sont aussi vulnérables. Si le risque est encore en mesurer avec précision, le professeur Yazdanpanah a expliqué que « plusieurs jeunes en surpoids ou obèses se trouvaient en réanimation en France ».

Enregistrement sur « déclare.ameli.fr »

Face à cette situation, les pouvoirs publics ont pris des mesures dérogatoires d’indemnisation des personnes contraintes de rester à leur domicile et se trouvant en incapacité de travailler. Ces mesures évoluent en fonction de l’adaptation des consignes sanitaires.
Il est dorénavant demandé aux personnes vulnérables considérées comme « à risque » au regard de la maladie de limiter au maximum leurs déplacements et leurs contacts.
Pour ces personnes, et en l’absence de solution de télétravail, le gouvernement a ouvert la possibilité de bénéficier d’un arrêt de travail. Pour ce faire, la personne vulnérable, si elle est en affection longue durée, devra s’enregistrer sur le télé-service « declare.ameli.fr » ouvert depuis le 18 mars. Un arrêt de travail sera alors établi par l’assurance maladie si la personne répond aux critères fixés.

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