Dans son intervention télévisée, le président de la République, a expliqué, jeudi 12 mars, que la France s’apprêtait à vivre la plus grave crise sanitaire qu'ait connu la France depuis un siècle. En préambule, Emmanuel Macron a expliqué que le virus pouvait avoir des « conséquences très graves » pour les personnes atteintes d’obésité.

Dans son intervention télévisée, le président de la République, a expliqué, jeudi 12 mars, que la France s’apprêtait à vivre la plus grave crise sanitaire qu’ait connu la France depuis un siècle. En préambule, Emmanuel Macron a expliqué que le virus pouvait avoir des « conséquences très graves » pour les personnes atteintes d’obésité.

Le coronarivus frappe la planète. Cette épidémie qui affecte tous les continents et frappe tous les pays européens est la plus grave crise sanitaire qu’ait connu la France depuis un siècle. Dans l’immense majorité des cas, le Covid-19 est sans danger, mais le virus peut avoir des conséquences très graves. Jeudi soir, au tout début de son intervention télévisée, le président de la République Emmanuel Macron a rappelé que plusieurs populations fragilisées pouvaient connaître des formes sévères du Covid-19. En particulier, « celles et ceux de nos compatriotes qui sont âgés ou affectés par des maladies chroniques comme le diabète, l’obésité ou le cancer ». Le chef de l’Etat a aussitôt expliqué que ces personnes doivent être protégées en priorité.



Moins de résistance au Covid-19

Cette affirmation s’appuie sur les conclusions des épidémiologistes, virologues et autres cliniciens qui estiment que, dans 5% des cas, pour la plupart des personnes âgées ou présentant diverses comorbidités (diabète, insuffisance cardiaque, obésité, etc.), les patients risquent de souffrir d’une forme grave de la maladie nécessitant une prise en charge à l’hôpital. En effet, ces facteurs de comorbidité influent négativement sur leur résistance au Covid-19.
Chez les personnages souffrant d’obésité, cette affirmation présidentielle n’est évidemment pas passées inaperçue. Notamment sa formulation puisqu’Emmanuel Macron a bien déterminé « l’obésité » comme une « maladie chronique ». Or si l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que l’obésité est une maladie chronique depuis 1997, l’Etat français n’a toujours pas reconnu l’obésité au titre des ALD (affections de longue durée) systématiques. Une exclusion qui empêche la prise en charge et le remboursement des soins directement liées à l’obésité.



Vers une inflexion ?

En prenant le parti d’évoquer l’obésité comme maladie chronique, le président de la République propose-t-il une autre approche de la pathologie ? Donne-t-il l’inflexion que la Ligue contre l’obésité réclame depuis sa création ?
A l’aune de la gravité de la situation sanitaire dans le pays, on ne peut imaginer qu’il s’agisse d’une erreur de communication ou d’un simple abus de langage.
Avec près de 8 millions de Français touchés, l’obésité constitue la maladie chronique qui affecte le plus de nos concitoyens, loin devant les cancers, les maladies cardiovasculaires, etc.
C’est dire si les problèmes de santé liés à l’obésité justifient qu’on lui accorde une attention majeure, en termes de prévention et de prise en charge, à l’instar de toute autre maladie chronique. La preuve par l’actuelle crise du coronavirus.

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